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Bolivie, Andes royales. Deux romans noirs, dans les règles, désenchantées, du genre. À La Paz, un chauffeur de taxi tente de changer son destin en revenant là où son braqueur a déposé une valise. Plus au sud, un paysan veut comprendre la mort de son fils, et se heurte à l’implacable dureté des hommes.
Mais la noirceur est renforcée par le Vent froid de l’Altiplano. À plus de 3 500 mètres d’altitude, il s’étend du lac Titicaca jusqu’aux aires désertiques du salar d’Uyuni, plus grand désert de sel au monde. Sur les rives de sa blancheur, la misère noire de certains hommes que le vent andin transperce et emporte. La Paz, plus haute capitale du monde, est une ville où l’on monte et descend. La Ville aux pentes dévale au pied des monts, dans un cratère où règne le manque d’oxygène. Les vies y sont interchangeables comme des plaques d’immatriculation.
Olivier Magnier ne verse dans aucune complaisance, il observe la violence et sa présence sans fard. Sans explications non plus. Peu importe les chemins qui y ont mené les êtres ou les peuples : quel que soit le décor du roman noir, cette écriture est faite de la noirceur des sociétés humaines. Sauf qu’en Amérique du Sud, ce n’est pas seulement la société qui empoisonne les veines des hommes, c’est aussi l’accumulation dans l’histoire de l’humiliation et de la misère. Et même si la Bolivie a récemment retrouvé une fierté, c’est au nom des déshérités d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, ici ou ailleurs, que ces histoires se sont écrites. Pourtant, la poésie de l’auteur réchauffe le banal tissage de la fatalité où quelques êtres tentent de ne pas mourir, face à l’immense indifférence de la nature. L’aveuglante blancheur du salar et les rues de La Paz ne sont pas des cartes postales à touristes, elles portent la singularité autant que la banalité des sorts, où qu’ils adviennent. Voici deux récits, boliviens jusqu’au cœur des mots, dont on sait pourtant ce qu’ils ne sont surtout pas : des polars « exotiques ».
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Naissance : 1973.
Profil sociologique : bourgeoisie classe moyenne.
Profil professionnel : plutôt à la mode, voire carrément en vogue, prof.
Coup de pouce de la chance, ça se passe au collège franco-bolivien de La Paz.
Profil psychologique : enfance heureuse, adolescence plutôt tardive. Égoïsme raisonnable, violence intérieure assez forte, mais tempérée par un fond qui essaie de pencher du côté de la gentillesse. Considère l’autre comme son égal et se soucie de lui faire du bien. En dépit de quelques écarts, encore une fois. Spirituel, mais pas toujours, amateur occasionnel d’humour lourdingue. Travaillé, comme tout un chacun, par le sort de notre espèce. Poète a priori ; romancier aussi.
Lectures de prédilection : Hugo, Willocks, Flaubert, Garcia Marquez, Harrison, McCarthy, le journal L’Équipe.
Hobbies : jouer dans les vagues, faire des longueurs en piscine, pour la sensation de légèreté. Skieur parfois imprudent, revers à une main au tennis, footballeur à performances irrégulières. Possibilité de promenades à moto sur les chemins de Bolivie avec pique-nique inclus.
Généralités : installé à La Paz depuis une bonne dizaine d’années. Amoureux du pays d’où sont aussi mes enfants et ma compagne.
Lieux de prédilection : avant tout le salar de Thunupa (ex salar d’Uyuni), l’Altiplano en général et La Paz en particulier. C’est de là que vient Vents froids.

Date de sortie : 19/01/2015
Nombre de pages au format papier : 196
Langue : français
Genre : littérature générale
ISBN papier : 978-2-37011-289-7
ISBN ePub : 978-2-37011-265-1
ISBN Kindle : 978-2-37011-264-4
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